• [OS] Tell me why are you crying ?

    Je vous propose de lire ici le premier OS que j'ai osé publié. Il m'a fallu un courage incommensurable pour commencer à publier ce que j'écrivais. Cette même force qui m'a poussé à ouvrir ce blog.

    J'espère que vous l'apprécierez.

    J'ai beaucoup écouté "James Blunt - Goodbye My Lover" pendant que je l'écrivais. C'est une musique qui résonne particulièrement dans mon cœur, puisque je l'ai choisie lors de mes derniers adieux à ma fabuleuse mamie. Si vous l'écoutez en lisant, je pense que cela vous mettra dans l'ambiance.

     

     

    Tell me why are you crying ?

     

    [OS] Tell me why are you crying ?

     

    Il y a toi puis il y a moi. Si proche et, pourtant, si éloigner. Je n'ai jamais vraiment su d'où te venait toute cette tristesse. À vrai dire, je n'ai jamais essayé de te comprendre. Pourquoi aurai-je essayé ? Nous n'étions même pas amis, nous partagions juste les mêmes cours à la fac. Alors pourquoi maintenant que tu n'es plus là, je me mets à y penser ?

     

    "Dis-moi pourquoi tu pleures ?"

     

    Je me souviens de ton sourire, je crois qu'il m'a marqué à vie. C'est le genre de sourire qui vous fait du bien et pourtant, et pourtant, si l'on y prête un peu plus d'attention, on y découvre tellement de tristesse. Je t'ai souvent observé. Je ne pense pas que tu l'es remarqué. Se sourire qui se fanait quand il n'y avait plus personne autour, c'est alors qu'apparaissait ce regard. Celui que vous pouvez voir sur les personnes qui en ont déjà trop vu, trop entendu, qui ont abandonné toute espoir. Comment ce regard peut-il se retrouve sur un jeune homme d'à peine 20 ans.

     

    "Dis-moi pourquoi tes yeux pleurent quand ta bouche souris ?"

     

    J'ai appris à faire la différence entre tes différents sourires. Parfois, tu nous accordais un vrai sourire, de ceux qui réchauffent votre cœur. Le plus beau sourire au monde. Mais la plupart du temps, ton sourire, hyung, était le sourire le plus triste qu'il ne m'ait jamais été donné de voir.

     

    "Dis-moi pourquoi as-tu l'air si triste ?"

     

    Un sourire dont il ne se séparait jamais en présence de ses amis. Maintenant que j'y pense, étaient-ils vraiment tes amis ? Tu semblais tellement différent d'eux. Ils tournent autour de toi joyeusement croquant la vie à pleine dent. Pourquoi ne voit-il pas ce que moi je voie ? Je t'ai vu mourir à petit feu. Ton sourire devenant de plus en plus triste. Que t'est -il arrivé ? Tes amis ont sûrement essayé de te remonter le moral, mais je le voyais bien que rien n'y fessait. L'éclat du soleil doucement s'amenuiser.

     

    Je t'ai tellement observé, inlassablement jour à près jours. Je ne sais pas ce qui m'attirait le plus chez toi. Tu avais pourtant un visage commun, loin d'être moche, mais aucun trait qui puisse te différencier des autres. Et pourtant si tu savais... à quel point je ne vois que toi. Je suis comme hypnotisé, il n'y a de la place que pour un seul soleil dans mon cœur. Tu étais mon rayon de soleil. Le matin, je venais en avance à l'université, je m'installais à une table de la bibliothèque. Et je te regardais, pendant presque une heure avant que les cours ne commencent. Parfois je te voyais froncé le nez sur des problèmes que je ne pouvais comprendre, parfois étouffé un rire lorsque tu lisais un bon livre.

     

    Je me demande si tu n'aimais pas la compagnie des livres bien plus que celle des humains. Tu semblais tellement plus détendu et serein en leur présence. Le matin et le soir, pendant une heure, je m'installer à cette même table pour t'admirer. Mais aujourd'hui, tu n'es pas venue, comme les six derniers jours. Ils disent que tu ne reviendras pas. J'ai vu tes amis pleurer. Et je n'ai pas compris. Je ne veux pas comprendre. Alors, je m'assieds à cette table et j'attends que tu apparaisses dans mon champ de vision. Je te voie, comme un mirage, le soleil passant les fenêtres éclairant ton visage penché au-dessus de ton livre favori. Je t'attends.

     

    "Dis-moi pourquoi ne reviens-tu pas ?"

     

    J'ai passé six mois à t'observer. Je t'ai chéri à ma façon. Maintenant que tu n'es plus là. Je me demande si tu savais que je te regarder. Sûrement oui, je n'étais pas vraiment du genre discret. Parfois, tu remontais les yeux de ton livre et tu plongeais ton regard dans le mien un bref instant. Je détournais aussitôt les yeux, le rouge aux joues, pris en flagrant délit. Quand finalement je relevais les yeux pour te voir, tu étais déjà replongé dans ta lecture. Je ne pouvais détacher mes yeux de toi que pendant de courtes secondes. Si tu savais à quel point j'avais envie de passer mes mains sur ta peau qui semblait si pâle et lisse.

     

    Je me suis même mis à lire. Moi qui ne lisais que des mangas, je me suis trouvé une passion pour les romans. Je cherchais dans les rayons où je t'avais vu, les livres qui portaient ton nom dans la liste des personnes l'ayant emprunté. Parfois de la science-fiction, parfois de la romance, je me demande, quel style tu préférais. Peut-être aurai-je dû te le demander. Moi, tu sais, je ne suis bon que pour chanter. Je compose et je chante mes propres chansons. Mais toujours uniquement pour moi, j'ai bien trop peur de la réaction des autres.

     

    Je n'ai pas vraiment d'amis, je préfère largement être tout seul. J'aime m'allonger au soleil et contempler le ciel. Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me faire des amis ou petits amis. J'étais si bien seul. Et puis, tu es arrivé, bouleversant toutes mes idées. Je voulais être ami de toi, je voulais que tu me regardes comme je te regarde. Je ne voulais que toi.

     

    "Dis-moi pourquoi je t'aime tant ?"

     

    Oui, il faut bien se l'avouer à un moment quand vous épiez et pensez à un autre homme tout le long de la journée, vous êtes forcément amoureux. Si tu savais toutes les chansons que je t'ai écrites. Mais celle-ci, mon amour, c'est la dernière, car tu n'es plus. Et je reste là, seul assis à cette table, contemplant la place libre en face de moi et je me mets à fredonner cette chanson. Une larme coule sur ma joue.

     

    “Mon amour, tu me manques

    C'est le destin, je ne peux l'éviter

    Tous les jours, je suis si chanceux

    Je veux t'avouer mes sentiments cachés

    Je t'aime”

     

    Aujourd'hui, il fait beau, les cerisiers sont en fleurs. Je me lève de ma place, dépasse la ranger de table et vient m'asseoir là où tu avais l'habitude de le faire. La dernière table, au fond de la salle, près des fenêtres. D'ici, tu pouvais voir le monde entier. Rien ne pouvait t'atteindre, tu dominais tout ce qui t'entourait. Je devais te paraître idiot, planter là à cette grande table au milieu de la bibliothèque, sans aucun livre ni cahier.

     

    Parfois je fessais semblant de disposer des feuilles devant moi. J'étais même censé travailler certains jours, mais dès que mon regard se poser sur toi, je ne pouvais plus rien faire à part te contempler. Je me souviens de toi regardant le ciel de cette place. Tu aimais tellement le regarder. Je pense que cela doit être un de nos seuls points communs.

     

    "Je t'en supplie ne me laisse pas."

     

    Je me souviens de ta voix, enivrante. Quand tu parlais, c'était si mélodieux, j'aurais pu t'écouter parler de tout et de rien pendant des heures. Parfois tes amis venaient te rejoindre à la bibliothèque, et je pouvais savourer le son de ta voix. De temps en temps tu te m'étais à fredonner. Oh mon dieu, comme j'aimais t'entendre le faire. Je ne peux pas accepter que je ne t'entendrais plus jamais. Combien de fois ai-je eu envie de me pendre à cette bouche écarlate et planté mes dents dans celle-ci.

     

    "Dit moi que tu es heureux maintenant..."

     

    Je viens d'avoir 19 ans, et je suis tombé amoureux d'un homme. Pas des hommes, non d'un homme, lui, seulement lui. La personne que j'aime n'est plus ici. Je ne veux pas chercher pourquoi tu n'es plus là. Même si on me le disait, je ne voudrais pas le comprendre. Je sais que tu ne reviendras pas. Une larme, puis une autre passe la barrière de mes yeux trop longtemps restés secs. Pourquoi ai-je si mal alors qu'on ne sait jamais parler. Mon cœur se serre comme prit dans un étau et ma respiration se fait saccader. Et le sanglot se fait plus fort plus bruyant. Ne me laisse pas. Ne me laisse pas. Je promets que je ferais un effort. Je promets que si tu reviens, je viendrais te faire ma déclaration. Si tu préfères, on pourra juste être ami alors s'il te plaît revient.

     

    “Je me sens si seul sans toi.”

     

    Que vais-je bien pouvoir faire maintenant que tu n'es plus là ? Si les gens me voyaient, il se moquerait de moi, pleurer quelqu'un à qui on n'a jamais osé adresser la parole. Oh si tu savais comme je regrette. J'avais si peur que tu me rejettes. Combien de chance que mes sentiments soient réciproques ? Il n'y avait presque aucune. Comment aurait tu pus m'aimer moi qui suis plus que banal, moi, la personne qui ne cessait de t'épier. Je me demande si tu avais peur de moi.

     

    Je m'accroche à cette table, comme je m'accroche à ton souvenir. Du bout des doigts, j'effleure ce qui semble du papier. Je ravale mon sanglot surpris. J'essaye de tirer le papier coincé dans l'armature de la table. Peut-être que je ne devrais pas. C'est peut-être un mot que quelqu'un a laissé pour son amoureuse. J'aurai peut-être dû faire cela avec lui. Lui envoyer une lettre anonyme, lui révélant tout mon amour pour lui. Je déplie le papier lentement, de peur qu'il ne se déchire. Je retiens ma respiration. Doit je lire ou non. La personne serait sûrement gênée de savoir que j'ai lu son message. Mon regard s'accroche sur les premiers mots.

     

    “Je sais que tu me regardes jour à près jour.

    J'ai fini par apprécier cette présence.

    J'attendrais que tu viennes à moi.

    Je t'attendrai à cette table pour toujours."

    Junmyeon

     

     


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