• [Fanfiction] No Regret -- Act I - Uncontrolled Love : Chapitre 1

    [Fanfiction] No Regret -- Act I - Uncontrolled Love : Chapitre 1

     

    No Regret

    Act I - Uncontrolled Love

    Chapitre 1

     

     

    ~~~ 17 Janvier 2010 ~~~

     

      

    Sehun, en dernière année de collège, visitait avec sa mère et son père son futur lycée. Le jeune garçon ne semblait guère apprécier la visite. Ces parents avaient l’air bien plus émerveillé que lui par les lieux. À vrai dire, Sehun n’en avait rien à faire. Il voulait juste qu’on le laisse tranquille. La seule chose que Sehun aimait, c’était la danse. Alors ses parents l’avaient inscrit à la Seoul Performing Arts School en espérant faire revenir un peu de joie de vivre chez leur enfant.

     

    Lorsqu'ils atteignirent le second étage de la partie musique du bâtiment, une légère mélodie de piano se fit entendre. Un air si triste que les notes tombées comme des larmes sur Sehun. Il n’avait jamais entendu cette musique, il en était persuadé. Mais pourtant quelque chose en lui, au plus profond de son être, était indéniablement attiré par cette triste ballade. Comme happé, le jeune homme suivait le flot des notes. Sa mère l’appela pour lui montrer une salle, mais Sehun ne l’entendait pas. Il continuait son chemin vers le son don chaque note résonnait en lui.

     

    Ses pas se firent de plus en plus rapide. Il avait l’impression qu’il devait atteindre le son avant que celui-ci ne s’arrête. Ses parents le regardaient faire, un peu surpris par l’élan de curiosité de leur fil, qui ne semblait ne porter aucun intérêt à leur visite. Lorsque ses pieds franchir le seuil de la porte, la musique se tue. Sehun se sentait tout d’un coup honteux. Il n’osait pas bouger attendant qu’on lui dise de sortir, mais rien ne vint. Il fixait les petits pieds qui se balançaient sous l’imposant piano. Sehun fut surpris de voir de si petits pieds. Il ne pouvait y avoir d’élève de primaire. Piqué par la curiosité, il remonta son regard sur le corps de l’autre. Tout lui semblait minuscule chez la personne.

     

    Sehun se demanda si ce n’était pas lui qui était bien trop grand. À vrai dire, il avait fait une sacrée poussée l’année passée. Il avait grandi de plus de vingt centimètres en l’espace de quelques mois. Sa mère avait dû rallonger ses pantalons mois après mois pour finir par lui en racheter des neufs. Elle avait dû lui changer sa garde-robe quatre fois au cours de ses années de collège, car il ne logeait dans plus aucun de ses vêtements. Son père lui disait en rigolant que bientôt, il ne passerait plus les portes. Heureusement pour lui, il en était encore loin.

     

    Il avait même fini par dépasser tous ses camarades de classe, lui amenant un lot de moquerie infantile qui l’avait poussée à se refermait de plus en plus. Naturellement, il ne parlait à pas grand monde. À chaque pause où il aurait pu discuter avec les autres, Sehun préférait aller sur le toit. Là, coupé du brouhaha des couloirs, il enfilait son casque dont la musique se diffusait dans ses tympans. Il se retrouvait alors complètement coupé du monde. Au rythme des mélodies, son corps bougeait, se mouvant avec une grâce déconcertante. Sehun en oubliait parfois de retourner en cours. Son nombre d'absences à répétition lui avait valu plusieurs engueulades de ses parents.

     

    Et puis ses parents avaient cessé de le réprimander en voyant que ses notes n’avaient pas baissé. Sehun n’était pas un élève travailleur, mais il avait des facilités dans la plupart des matières qui lui permettaient d’atteindre le haut du classement sans jamais vraiment se prendre la tête. Il savait qu’un jour, ces facilités ne suffiront plus, mais à quoi bon y penser maintenant. La seule chose qui le poussait à continuer les cours était l’idée de quitter ce collège plein de nains à l’humour de primaire et à la méchanceté gratuite. Il n’espérait cependant pas mieux du lycée.

     

    Ses parents ayant catégoriquement refusé qu’il arrête ses études. C’était impensable pour eux, leur petit n’avait que seize ans après tout. Bien qu’ils auraient aimé qu’ils suivent leur voie en étant médecin comme eux et les générations précédentes. Ils avaient fini par s’y résoudre ; la médecine n’était pas faite pour leur fil. La seule chose pour laquelle Sehun avait montré un quelconque intérêt depuis son plus jeune âge n’avait été que la danse.

     

    Alors, afin que leur enfant n’arrête pas l’école, M. et Mme Oh avaient passé en revue tous les lycées ayant des cours de danse. Après en avoir parlé avec plusieurs de leurs amis, ils avaient opté pour le Seoul Performing Arts School. Sehun n’avait porté aucun intérêt à la recherche de son futur lieu d’étude. Il savait pertinemment que ses parents auraient le dernier mot sur son choix, c’est pourquoi il ne se donnait même pas la peine d’y prendre part.

     

    Mme Oh était un chirurgien spécialisé dans les problèmes de cœur. M. Oh, quant à lui, était médecin généraliste dans un des plus gros cabinet de Séoul. Sa clientèle était exclusivement constituée de personne importante ou, du moins, très riche. Ses arrière-grands-parents puis ses grands-parents avaient tous été chirurgiens militaires.

     

    Sehun n'avait manqué de rien durant son enfance. Chacun de ses désirs d’enfant avait été comblé. Mais peut-être que la famille Oh avait oublié l’essentiel, être présent. Leur métier prenait une grosse part sur leur vie. Ils ne revenaient parfois pas pendant des jours laissant leur enfant apprendre à se débrouiller seul dès le plus jeune âge. Mais Sehun ne s’en était jamais plaint préférant être seul. C’est ainsi qu’il avait commencé à danser. Au début, seulement pour s’occuper en attendant que l’un de ses parents rentre faire à manger. Puis pour se rebeller, refusant de faire médecine comme toute la famille, lui voulait danser.

     

    Son frère avait lui suivi la voie familiale. Il devait y avoir au moins un médecin dans la famille. Sehun et son frère ne s’adressaient que rarement la parole, chacun vivant dans son monde. Peut-être était ce dû à leur différence d’âge importante. Ou bien peut être que le plus âgé ne supportait pas que le plus jeune est le droit de faire ce qu’il voulait alors que lui avait été forcé à étudier encore et encore. Sehun n’avait jamais cherché à savoir. Le jeune homme ne s’intéresser à personne.

     

    Il avait eu un très bon ami durant de nombreuses années qui avait fini par suivre ceux qui se moquaient de sa taille. Depuis, Sehun s’était fait à l’idée que les amis ne servaient à rien. Et il n’en avait été que plus heureux. Fini le temps où il devait se forcer à sortir et faire semblant de rire aux blagues débiles de ses amis. Il avait maintenant tout le loisir de danser, jour et nuit, sans qu’on vienne le déranger. Sehun pouvait parfois passer la nuit à répéter inlassablement le même mouvement jusqu’à ce qu’il soit parfaitement exécuté.

     

    Sehun avait été étonnamment populaire avec les filles bien que celle-ci ne l’intéressait pas plus que ça. Bien sûr, il avait eu petite amie pendant sa dernière année de collège. Mais il n’en garder pas que des bons souvenirs. Elle ne cessait de lui demander de danser pour elle ou pour ses amies. Elle l’exhibait comme un trophée auprès de leur camarade. Après seulement trois mois de relation, elle avait commencé à parler de leur future maison, tous deux étant devenu de grand médecin comme tout membre de la famille Oh.

     

    Mme Oh l’aimait beaucoup. Une fille de bonne famille dévouée à son fils était le rêve de toute mère, du moins celui de Mme Oh. Si en plus, celle-ci avait un joli visage, elle serait rassurée de voir les gênes de la famille perdurait parfaitement. Sehun avait mis fin à cette relation qu’il considérait comme malsaine quelques semaines plus tard.

     

    Ne supportant pas qu'on la laisse de la sorte, la jeune fille s'était mise à le harceler. Voyant que Sehun n'avait plus aucun intérêt pour elle, elle avait fini par l'insulter à longueur de journée. Sehun se demandait si elle n'était pas folle. Puis les moqueries sur sa taille avaient commencé. Il se demandait si elle n’était pas l'instigatrice de tout cela.

     

    Sehun ne savait pas depuis combien de temps il fixait le petit être. Il avait l’impression que ça faisait des heures, mais il savait que si sa mère n’était toujours pas venue le chercher, c’est que seulement quelques secondes étaient passées. Son estomac se noua alors que son regard remonta vers le visage de l’inconnu. Malgré les mains minuscules, les avant-bras de la personne étaient finement musclés ne laissant plus aucun doute chez Sehun, il ne s’agissait définitivement pas d’un élève de primaire. La personne ne portait pas d’uniforme obligatoire pour tout élève ce qui n’aidait pas Sehun à se faire une idée de son interlocuteur.

     

    Tout d’un coup, l’idée qu’il avait pu interrompre un professeur se fit dans son cerveau. Impossible, c’était les vacances scolaires, qu’est-ce qu’un professeur ferait ici ? Il en allait de même pour tous les élèves. Il ne connaissait personne qui resterait à l’école même pendant les vacances à moins d’y être fortement obligé.

     

    Lorsqu’il finit par planter son regard dans celui de l’inconnu, il ne comprit pas tout de suite ce qu’il lui arrivait. Son cœur s’emballa. Sehun essuya frénétiquement ses mains devenue moite sur son pantalon. Il devait faire un effort incroyable pour ne pas aller enlacer cette personne. Des larmes franchirent la barrière de ses paupières dans une cascade incontrôlable. Il se sentait tellement idiot de réagir de la sorte en face d’un parfait inconnu. Il était certain de ne l’avoir jamais vu et pourtant, c’est comme s’il l’avait toujours connu.

     

    Tout son corps, bien que tremblant d’émotion, semblait attirée par cette personne. Sehun se demanda s’il ne devenait pas fou accablé par la certitude d’avoir trouvé la personne qu’il avait toujours cherchée sans le savoir. L’autre semblait dans le même état que lui, les larmes ravageant son doux visage poupin. Sehun ne savait vraiment pas quel âge lui donnez, mais il espérait au plus profond de lui, qu’il soit aussi étudiant de ce lycée.

     

    Il se sentait incapable de vivre sans lui alors qu’il ne le voyait que depuis quelque seconde. Certain appellerait ça un coup de foudre, mais le jeune homme avait l’impression que c’était bien plus fort que ça. C’était comme s’il était deux âmes réunies après une longue séparation.

     

    Sehun se sentait idiot ainsi planter à pleurer sans retenu devant un parfait inconnu dans le même état que lui. Il se demandait s’il y avait quelque chose dans l’air de cette pièce, une sorte de drogue qui les ferait réagir ainsi. Il chercha les réponses à ses questions dans les yeux de l’autre, mais il y lisait que de l’incompréhension. Sehun avait la sensation qu’un trou dans son coeur venait de se refermer. Il n’avait jamais compris pourquoi il lui avait toujours manqué quelque chose ou quelqu’un. Ses parents lui avaient pourtant offert tout ce qu’il désiré, même un petit chien qu’il avait affectueusement nommé Vivi. Mais rien n’y faisait, son cœur ne cessait de saigner.

     

    Enfant, il avait cru que c’était dû à l’absence de ses parents. Ces dernières années, il avait plus penché pour le manque de partenaire. Mais maintenant qu’il était devant cet inconnu, il était certain que cet espace béant en lui n’était destiné qu'à n’être remplie par cet inconnu. Il trouvait cela niait à souhait. Rien que d’y penser, il en avait la chair de poule. Mais il devait accepter l’évidence, il y avait quelque chose entre lui et cette inconnue.

     

    Sa mère le sortit brutalement de ses pensées en le tirant par le bras pour l'entraîner à sa suite. Le garçon essuya rapidement ses larmes afin que ses parents ne le remarquent pas. Il ne saurait en aucun cas comment il pourrait répondre à leur questionnement ne sachant pas, lui non plus, comment cela était arrivé.

     

    Sa mère lui fit l'inventaire de tous les instruments que l'on pouvait trouver à cet étage tout en lui expliquant que ce serait vraiment bien qu'il en joue. Sehun se sentait mal d'avoir laissé le petit homme de la sorte. L'impression de l'avoir abandonné renforça le nœud dans son estomac. Son père les attendait le sourire aux lèvres à ce qui semblait être la porte séparant la musique de la danse. À l'instant où il passa la porte, Sehun su qu'il la passerait de nouveau.

     

    Les salles de danse étaient toutes plus grandes les unes que les autres. Ça allait le changer de sa chambre ou du toit du collège. Toutes les salles étaient équipées d'un sol spécial permettant d'amortir les pas des danseurs qu'il avait vus sur internet. Chaque mur de chaque salle était couvert de miroirs permettant aux danseurs d'évaluer leur mouvement sous tous les angles. Bien que l'équipement le faisait rêver une partie de lui ne cessait de revenir vers la personne au piano.

     

     

     

    ~~~ Présent ~~~

     

     

     

    Jongdae trouva son patient extrêmement de bonne humeur. C’était la première fois qu’il voyait une expression sur son visage. Il avait fini par se demander si son jeune patient n’était pas dénué de sentiment, ce qui aurait pu expliquer les meurtres. Mais ce matin-là, Sehun souriait. Même son regard pétillait.

     

    Le psychologue se demandait à quoi était du tout ce bonheur. Les juges ne pouvaient pas l’avoir acquitté, il aurait été au courant. Jongdae mit de côté les questions qu’il avait préparées. Il pensait l’interroger sur la dernière victime, celle qui semblait si particulière aux yeux du meurtrier. Il espérait pouvoir trouver un lien permettant de relier toutes les victimes, quelque chose qui faisait de ses personnes des cibles.

     

    La seule chose que les victimes avaient en commun, c’était leur sexe, tous masculin. Sehun connaissait chacune des victimes, mais qu’est-ce qu’il l’avait poussé à tuer. Les policiers n’avaient trouvé aucun mobile possible pouvant lier toute les victimes. À vrai dire, il n'en avait pas besoin, son ADN avait été retrouvé sur tous les corps. C’était un autre point que Jongdae ne comprenait pas. Comment un homme capable de cacher le meurtre de huit personnes pouvait-elle laisser d’aussi grosse preuve. Il y avait définitivement quelque chose qui ne collait pas. Xiumin s’était moqué de lui en lui disant qu’il aurait dû faire des études de criminologie au lieu de la psychologie. Il demanda au condamné la question qui lui brûlait les lèvres :

     

     

    « Pourquoi êtes-vous si heureux aujourd’hui ?

     

    - J’ai fait un rêve. Enfin, c’était plutôt un souvenir.

     

    - De quoi avez vous rêver ?

     

    - De Kim Junmyeon »

     

     

    Le nom de la dernière victime avait été prononcé avec beaucoup de douceur prouvant à Jongdae qu’elle était bien spéciale. Revivre ses meurtres apportés t’il du bonheur au jeune homme. Avant de tirer des conclusions hâtives.

     

     

    « Que faisiez-vous dans votre rêve ? »

     

     

    Le condamné rigola, il venait de comprendre le cheminement des pensées du plus âgé. Il hésita entre continuer de jouer le rôle du monstre ou être sincère. Il opta pour la sincérité ayant trop besoin de parler de son autre. Il se souviendrait toujours de cet instant particulier où il avait aperçu l’autre pour la première fois.

     

     

    « C’était notre première rencontre, le 17 janvier 2010 à 15h »

     

     

    Jongdae n'intervient pas, il avait le sentiment que s’il lui laissait le temps son patient finirait par se confier. Et c’est ce qu’il se passa. Sehun lui raconta sa première rencontre avec la huitième victime trois ans auparavant. Jongdae fut surpris par la tournure de leur rencontre. C’était la première fois qu’il entendant parler d’un tel coup de foudre réciproque.

     

    Le psychologue finit par douter de la véracité des propos de son patient, mais la sincérité qu’il avait lue dans ses yeux lorsqu’il parlait de cette victime l’avait persuadé. N’ayant jamais eu à faire à des manipulateurs, Jongdae ne savait pas trop quoi penser de cet élan de confession. Lorsqu’il demanda s’il s’agissait d’un coup de foudre, Sehun rigola de nouveau avant de se taire pour de bon. Lorsqu’il franchit la porte tiré par les gardes, il se retourna :

     

     

    « C’était bien plus que ça ».

     

     

    La phrase resta en suspend dans l’air alors que l’homme quittait la pièce.


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